Accueil / Développement / Valorisation de produits forestiers non ligneux au Cameroun

Valorisation de produits forestiers non ligneux au Cameroun

Valorisation de produits forestiers non ligneux au Cameroun

Aujourd’hui, notre troisième et dernier volet au Salon internationale de l’artisanat du Cameroun à Yaoundé, avec les artisans et techniciens soucieux de la valorisation des produits forestiers non ligneux. Ces PNFL, comme disent les spécialistes, c’est tout simplement tous les produis tirés de la forêt, à l’exception du bois.

La forêt du bassin du Congo s’étend sur une superficie de plus de 251 millions d’hectares, avec des écosystèmes forestiers couvrant une large partie de l’Afrique Centrale. Ils constituent la deuxième réserve de forêts denses et humides, représentant un cinquième des forêts tropicales à canopée fermée restant au monde.

Quant au Cameroun, ce pays dispose d’un massif forestier environ 22,5 millions d’hectares. En termes de classement, tantôt on met le Cameroun au second rang africain après la RDC, parfois au troisième rang en Afrique après celle de la République Démocratique du Congo et celle du Gabon. Ce qu’il faut retenir que la forêt camerounaise, c’est le 5e rang africain du point de vue de la diversité biologique. Ces écosystèmes forestiers d’Afrique centrale sont aujourd’hui confrontés à plusieurs facteurs constituant des risques élevés. On peut citer une surexploitation des ressources de bois et de minéraux, le commerce de la viande de brousse et une faible gouvernance. Et le Cameroun n’échappe pas à cette réalité.

Il se trouve que le Cameroun est classé parmi les cinq plus grands exportateurs mondiaux de billes de bois. Et plusieurs acteurs sont mis en régulièrement en accusation. L’Etat, la communauté internationale, les compagnies forestières et les populations locales ont tous des intérêts financiers en jeux avec de multiples causes difficiles à endiguer comme l’agriculture sur brûlis, les cultures de rentes, l’exploitation commerciales des produits forestiers… Et c’est pourquoi les différents acteurs ont dû réagir.

Sayouba Traoré
rfi.fr

Aller en haut