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Vatileaks 2: Cinq personnes, dont un prélat, inculpées par le Vatican

Vatileaks 2: Cinq personnes, dont un prélat, inculpées par le Vatican
Emiliano Fittipaldi, l'un des deux journalistes italiens mis en accusation par le Vatican, le 17 novembre 2015 à Rome.

Quatre hommes et une femme sont accusées d’avoir contribué à la divulgation de documents confidentiels sur les dysfonctionnements et malversations au Vatican…

« Association criminelle », vol… Voilà qui fait désordre au Saint-Siège. La justice papale a annoncé ce samedi avoir inculpé cinq personnes, qui sont, dans les faits, accusées d’avoir contribué à la divulgation de documents confidentiels sur les dysfonctionnements et malversations au Vatican.

Il s’agit tout d’abord de deux journalistes italiens, ce qui est une première pour la justice vaticane. Gianluigi Nuzzi et Emiliano Fittipaldi, qui ont publié en même temps le 5 novembre deux livres révélant frasques et dysfonctionnements financiers au sein du Vatican. Un prélat espagnol proche de l’Opus Dei, Lucio Angel Vallejo Balda, et une consultante italienne, Francesca Immacolata Chaouqui, ont été arrêtés pour leur avoir communiqué des documents confidentiels. Le premier est toujours en détention au Vatican, tandis que la seconde a été remise en liberté, après avoir accepté de collaborer. Une cinquième personne, Nicola Maio, collaborateur de Mgr Vallejo Balda, est également renvoyée devant le tribunal du Vatican dans cette affaire dite « Vatileaks 2 », qui a débuté au début du mois.
Un délit depuis 2013

Ces cinq personnes, convoquées pour une audience préliminaire fixée au mardi 24 novembre, risquent jusqu’à huit ans d’emprisonnement. Cette divulgation de documents confidentiels est un délit depuis une loi vaticane datant de 2013.

Les documents en question avaient été recueillis par une commission d’experts, la COSEA, dont Mgr Vallejo Balda, Francesca Immacolata Chaouqui et Nicola Maio faisaient partie, et qui avait été chargée en 2013 de faire des propositions de réformes des finances vaticanes au pape.
«Je pensais qu’ils allaient enquêter sur les crimes que je dénonce»

Emiliano Fittipaldi, qui a été interrogé lundi par la justice du Vatican, a déclaré aux médias italiens « être peut-être naïf », mais, a-t-il ajouté, « je pensais qu’ils allaient enquêter sur ceux que je dénonce pour des activités criminelles, et non sur la personne qui révèle les crimes ».

Ce scandale rappelle celui qui avait profondément ébranlé en 2012 le pontificat de Benoit XVI, dont des lettres confidentielles avaient été révélées à la presse par son majordome. Cette affaire avait été aussitôt baptisée « Vatileaks » par la presse italienne et internationale.

Ce proche du pape avait été condamné à 18 mois de prison avant d’être gracié par Benoit XVI.

afp/20minutes.fr

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