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Vers un géant des génériques ? Teva veut s’offrir Mylan pour 40 milliards de dollars

Vers un géant des génériques ? Teva veut s’offrir Mylan pour 40 milliards de dollars

A prédateur, prédateur et demi. Alors que le groupe pharmaceutique israélien lance cette offre astronomique mais non sollicitée, sa proie américaine lance une offre – non sollicitée également – sur son concurrent Perrigo. La Bourse, elle, apprécie…

L’israélien Teva veut s’emparer de son rival américain Mylan. A cette fin, le groupe pharmaceutique a formulé une offre d’achat non sollicitée de de 40,1 milliards de dollars (environ 37 milliards d’euros au cours actuel) mardi 21 avril, a-t-il indiqué dans un communiqué.

Un mastodonte des génériques en vue

Une fusion entre les deux groupes donnerait naissance à un mastodonte des médicaments génériques, réalisant un chiffre d’affaires annuel d’environ 30 milliards de dollars (28 milliards d’euros) pour un bénéfice d’exploitation de près de 9 milliards de dollars (8,4 milliards d’euros), assure Teva.

Dès 2018, le chiffre d’affaires de la nouvelle entité s’élèverait à 33 milliards de dollars (31 milliards d’euros) pour un bénéfice opérationnel de 13 milliards de dollars (12,1 milliards d’euros), calcule encore Teva. Le groupe israélien argue également que le rapprochement permettrait de dégager des économies annuelles d’environ 2 milliards de dollars (1,9 milliards d’euros) dès la troisième année suivant sa finalisation, qu’il espère d’ici à la fin de l’année.

Mylan pas très chaud – d’autant qu’il a, lui aussi, des projets…

L’offre du groupe israélien tombe au moment où Mylan -qui a son siège aux Pays-Bas, sa direction au Royaume-Uni et une cotation à New-York- essaie de son côté de racheter un autre concurrent, Perrigo, pour lequel il a également fait une offre -non sollicitée également- de 28,9 milliards de dollars. De fait, Teva met une condition à sa proposition : que Mylan renonce au rachat de Perrigo et à toute autre alternative.

Une bataille s’annonce donc entre le prédateur et sa cible puisque Mylan a déjà fait savoir la semaine dernière qu’un mariage avec Teva avait peu de chances d’être approuvé par les autorités de la concurrence. Robert Coury, président du conseil d’administration de Mylan, avait en outre déclaré:

“Nous avons déjà examiné un rapprochement potentiel entre Mylan et Teva par le passé et nous sommes persuadés qu’il n’aurait pas de logique industrielle et que la mayonnaise ne prendrait pas.”

Il avait néanmoins ajouté que le groupe étudierait “attentivement” toute offre.

La Bourse séduite

Dans le détail, Teva offre 82 dollars par titre Mylan, ce qui valorise l’entreprise à 31,02 milliards de dollars. Ce montant représente une prime de 20,5% comparé au cours de clôture lundi soir en Bourse. La transaction se ferait moitié en actions, moitié en numéraire.

A Wall Street, l’action Mylan réagissait positivement à ces informations en bondissant de 8,74% à 73,99 dollars dans les échanges électroniques de pré-séance. Le titre Teva prenait, lui, 2,01% à 64,60 dollars.

Cette offre intervient dans paysage pharmaceutique américain en plein bouleversement, secoué par une annonce de fusion-acquisition quasiment toutes les deux semaines depuis un an.

Les plus grosses offres d’achat aux États-Unis depuis le début de l’année.

AFP/latribune.fr

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