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Virements internationaux : bousculées, les banques commencent à réagir

Virements internationaux : bousculées, les banques commencent à réagir

Les fintech cassent les prix sur les transferts d’argent. La Société Générale proposera en décembre des virements internationaux sur smartphone, à tarifs attractifs.

 

 

L’offensive des start-up de la finance sur le marché du transfert d’argent à l’étranger commence à faire réagir le secteur bancaire. Ce marché aux marges confortables, dominé par les banques et les acteurs spécialisés comme Western Union ou Moneygram, est en effet devenu la cible de nombreuses fintech, qui cassent les prix à travers des solutions en ligne.

La Société Générale a ainsi prévenu cet été ses clients qu’elle mettait en place, à compter du 1er décembre, une nouvelle offre d’émission de virements internationaux en ligne, qui fonctionnera sur Smartphone et tablette. « Jusqu’à présent, il n’était pas possible de faire des virements internationaux en ligne hors zone Sepa [Single Euro Payments Area, NDLR], par exemple en direction des Etats-Unis. Il fallait se rendre au guichet », explique Stéphane Lecoq, chef de produit Banque au quotidien à la Société Générale.

De fait, les virements internationaux digitaux ne sont pas encore proposés dans tous les établissements français. « A ce jour, La Banque Postale ne propose pas les virements hors zone Sepa depuis smartphone et tablette », précise le groupe. LCL offre le service sur Internet, mais les virements vers certains pays, comme les Etats-Unis, ne sont accessibles qu’en agence.

Adaptatation des tarifs

La Société Générale a donc décidé de combler son retard et en a profité pour adapter ses tarifs à la pression concurrentielle. « Ces virements s’effectueront sans commission de change », précise la banque. Et les frais applicables à l’émission d’un virement international via Internet s’élèveront à 9 euros pour des montants inférieurs à 500 euros, et à 13 euros au-delà. « Avec cette nouvelle offre, qui propose des tarifs plus lisibles, nous servons mieux nos clients et nous répondons à la concurrence des grands acteurs du transfert d’argent à l’international et aux fintech », poursuit Stéphane Lecoq.

Les fintech restent meilleur marché. La britannique Azimo revendique des tarifs jusqu’à 85 % inférieurs à ceux des banques. Et TransferWise (lire ci-dessous), des frais jusqu’à huit fois inférieurs. Le potentiel de croissance pour ces nouveaux acteurs est donc important. Selon la Banque mondiale, le montant total des transferts dans le monde s’est en effet élevé à 582 milliards de dollars en 2015.

 

 

lesechos.fr

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