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Vivo Energy Côte d’Ivoire prévoit de fractionner ses actions sur la Bourse Régionale de l’UEMOA

Vivo Energy Côte d’Ivoire prévoit de fractionner ses actions sur la Bourse Régionale de l’UEMOA

La filiale en Côte d’Ivoire du groupe Vivo Energy, en charge de la distribution et la commercialisation des carburants et lubrifiants de la marque Shell au sein de 16 pays africains, discutera le 23 juin au cours d’une assemblée générale extraordinaire, du projet visant à fractionner ses actions sur la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA, a-t-on appris du rapport annuel de l’entreprise qui sera aussi examiné par les actionnaires en AG ordinaire.

Un fractionnement d’actions est une opération sur titre qui a pour principal effet d’augmenter le nombre d’actions en circulation sur les marchés financiers, tout en diminuant réciproquement le cours de chaque action. D’un point de vue purement comptable, il ne produit aucun effet à court terme, sur la valeur des titres détenus par les investisseurs en rapport à l’entreprise concernée.

Mais sur un tout autre plan, l’effet d’accroissement des volumes de titre et de baisse de la valeur unitaire, pourrait permettre à des investisseurs qui ne disposent pas d’assez de moyens de pouvoir, à leur tour, y investir. Sur le moyen et le long terme, la valeur de l’action fractionnée peut remonter de nouveau, donnant une nouvelle impulsion à la capitalisation boursière de l’entreprise.

Le 28 juillet 2015, le fractionnement des actions Total CI (20 anciennes contre 1 nouvelle) est entré en vigueur, ramenant la valeur boursière des titres de 350 000 FCFA à seulement 17 500 FCFA. Mais très rapidement, ces derniers sont repartis à la hausse, portant la capitalisation boursière de la société à 263,8 milliards de FCFA, au 31 décembre 2015, soit le double de ce qu’elle était à la fin de l’exercice 2014.

Des investisseurs optimistes pourraient donner la même trajectoire aux actions de Vivo Energy. L’entreprise affiche en effet de solides performances pour le compte de l’exercice 2015. Elle a notamment accru ses parts de marché respectivement de 16% et 32%, soit une moyenne de 19%, dans les segments de réseau et de consommateurs, qui constituent la principale source de son chiffre d’affaires.

Ainsi, la progression (+17%) des volumes vendus a limité les effets de la baisse des prix du carburant, permettant à Vivo Energy d’accroître ses revenus globaux de 7% à 276,4 milliards de FCFA. Dans ces conditions son résultat net de l’exercice a été de 3,2 milliards de FCFA, en progression de 10%. Elle propose aussi un dividende global de 2,33 milliards de FCFA de dividende, et poursuit avec sa politique d’accroissement de la valeur pour ses actionnaires

En effet, le montant des dividendes par action a continuellement progressé depuis 2012 se traduisant par une amélioration continuelle du taux de rémunération des actionnaires. Ainsi les investisseurs ayant acquis le titre depuis les débuts de l’année 2012, peuvent jouir aujourd’hui d’une plus-value de 1068%.

Pourtant, un regard plus poussé sur le bilan de Vivo Energy fait ressortir un risque qui peut être mineur en raison du secteur d’activité, mais qui n’en est pas moins un défi à surveiller de près. L’entreprise présente un écart négatif entre ses actifs à court terme (12 mois au plus) et son passif de court terme qui n’est allé qu’une seule fois (en 2012) en dessous des 22%, au cours de ces cinq dernières années. Cette faible liquidité (capacité à financer sa dette de court terme) se trouve atténuée par une plus forte solvabilité (capacité à respecter ses engagements au-delà de 12 mois).

Idriss Linge
agenceecofin.com

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