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Volkswagen s’attaque à son tour aux nouvelles mobilités et lance Moia

Volkswagen s’attaque à son tour aux nouvelles mobilités et lance Moia

Après PSA, Volkswagen lance sa propre marque tournée vers les nouvelles mobilités. Le constructeur automobile allemand ne veut pas laisser cette activité aux seules mains de la “Silicon Valley”.

Les constructeurs automobiles s’intéressent de plus en plus aux solutions dites de nouvelles mobilités. Après PSA cet été avec Free2move, c’est Volkswagen qui a annoncé la création d’une nouvelle marque tournée vers les nouvelles solutions de mobilités. Moia aura la lourde charge d’installer le mastodonte allemand de l’automobile dans la compétition du car-sharing, et autres plateformes de mise en relation entre chauffeurs et particuliers du typer Uber…

La Silicon Valley a déjà pris une longueur d’avance

Toutes ces solutions ont en commun d’être une menace pour l’industrie automobile puisqu’elles conduisent les particuliers à ne plus acquérir de voitures. De plus, ces sociétés ont eu l’audace de préempter ce domaine, au nez et à la barbe des constructeurs automobiles qui n’ont rien vu arriver. Ces starts-ups s’appellent Uber, Blablacar, Autolib, Drivy… Pour les constructeurs automobiles, le risque est réel de laisser échapper un business model qui d’une manière ou d’une autre, impactera leur vente. Une étude du Boston Consulting Group table sur une baisse de 50% du parc automobile dans les grandes agglomérations lorsque les robots-taxis se généraliseront.

“Même si à l’avenir, tout le monde ne sera pas propriétaire d’une voiture, nous voulons faire en sorte avec Moia que chacun puisse être client de notre entreprise d’une manière ou d’une autre”, a expliqué le patron du géant allemand, Matthias Müller, cité dans un communiqué.

Moia sera ainsi constitué d’une équipe de cinquante personnes. Ils devront plancher sur les nouvelles solutions de mobilités. Ole Harms, le patron de la division, veut prouver que “les solutions innovantes pour la mobilité sont aussi possibles en dehors de la Silicon Valley”. Le groupe vise un chiffre d’affaires qui se compte en milliards de dollars à l’horizon 2025, sur cette seule activité. Et comme le groupe n’a pas l’habitude de faire les choses à moitié, il ne vise pas moins le titre de “leader mondial” à cette même échéance.

Un “prototype” en préparation

D’ores et déjà, on sait que Moia ne sera pas tourné uniquement sur des services ou plateformes puisque le communiqué de présentation de la société parle d’un “prototype” de voitures, mais sans avoir précisé à quelles fins. Il est probable que ce prototype vise notamment à concurrencer Uber, notamment dans la voiture autonome. La société américaine de VTC a affiché de grandes ambitions en matière de taxis-robots. Elle a d’ailleurs passé un partenariat avec Volvo pour développer une voiture sans chauffeurs.

Cette annonce fait partie des annonces du “nouveau Volkswagen” promis par Matthias Müller, le patron du groupe nommé en septembre 2015 après le départ précipité de Martin Winterkorn suite au scandale des moteurs truqués. Dernièrement, il dévoilait ses ambitions en matière de voitures électriques visant 25% des ventes en 2025. Il y a peu encore, la voiture électrique était loin d’être une priorité, comme les nouvelles mobilités d’ailleurs…

Nabil Bourassi
latribune.fr

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