Accueil / International / Volvo repart à la conquête des États-Unis

Volvo repart à la conquête des États-Unis

Volvo repart à la conquête des États-Unis

Le constructeur automobile investira 500 millions de dollars dans sa première usine outre-Atlantique.

Volvo va bien. Très bien même. Sauf aux États-Unis, où ses ventes ont reculé de 7,9 % l’an dernier. Cette contre-performance a coûté sa place au patron de la zone, remplacé fin janvier. Les ambitions sont pourtant bien là. Lundi, le constructeur suédois a annoncé son intention de construire sa première usine outre-Atlantique. «Volvo Cars ne peut pas prétendre être un acteur global sans une présence industrielle aux États-Unis», a expliqué Hakan Samuelsson, le PDG de Volvo. L’investissement s’élèvera à 500 millions de dollars (460 millions d’euros). L’emplacement précis et les modèles qui y seront assemblés n’ont pas été dévoilés. En revanche, l’usine sera bien implantée aux États-Unis, et pas au Mexique, zone privilégiée aujourd’hui par les constructeurs premium comme BMW ou Infiniti (Nissan).

Le PDG de Volvo estime que cette décision est stratégique pour «reconstruire la marque» outre-Atlantique. Les performances commerciales ont en effet été très décevantes ces dernières années aux États-Unis. Alors que Volvo y approchait 150.000 ventes en 2004, le groupe suédois n’a immatriculé que 56000 véhicules l’an dernier. Avec cette future usine, le constructeur vise à «atteindre ou dépasser l’objectif de moyen terme fixé à 100.000 véhicules par an aux États-Unis».

La Chine est le premier pays pour Volvo

Cette stratégie très ambitieuse est soutenue par son actionnaire chinois, le constructeur Geely. En 2010, l’américain Ford, qui était propriétaire de Volvo depuis 1999, a en effet vendu sa filiale à Geely, les camions Volvo Trucks restant alors indépendants et cotés à Stockholm.

Geely a donné à la marque les moyens financiers pour se développer tout en laissant une large autonomie aux dirigeants suédois. En quelques années, la gamme a été largement renouvelée et deux usines ont été implantées en Chine, une stratégie appliquée désormais aux États-Unis.

Les effets de cette politique commencent à se manifester. L’an dernier, Volvo Cars a affiché une croissance de ses ventes de 8,9 %, à plus de 465.000 véhicules, ce qui constitue un record. Si la croissance était en berne outre-Atlantique, elle a été forte en Europe (+ 12 %) et, surtout, en Chine (+ 33 %).

Bénéficiant à plein de son actionnaire chinois, l’empire du Milieu est désormais le plus important en termes de ventes pour le constructeur: 17,4 % des Volvo dans le monde ont été vendues en Chine l’an dernier.

Surtout, ce dynamisme n’est pas le fruit d’une politique de prix agressive. Au contraire, la marge bénéficiaire s’améliore. En 2014, le résultat opérationnel a progressé de 17,4 %, à 2,25 milliards de couronnes suédoises (240 millions d’euros), quand la croissance du chiffre d’affaires n’était que de 6,3 %, à 129,9 milliards de couronnes (13,9 milliards d’euros). Le groupe vise 500.000 ventes dans le monde en 2015. Une étape pour atteindre l’objectif de moyen terme de 800.000 véhicules par an fixé par Geely.

lefigaro.fr

Aller en haut