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Wall Street dégringole, démoralisée plus que jamais par le pétrole

Wall Street dégringole, démoralisée plus que jamais par le pétrole

La Bourse de New York a lourdement rechuté mercredi, le pessimisme ayant submergé les investisseurs après la confirmation des déséquilibres du marché pétrolier: le Dow Jones a perdu 2,21% et le Nasdaq 3,41%.

Selon des résultats définitifs, l’indice vedette Dow Jones Industrial Average a abandonné 364,81 points à 16.151,41 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 159,85 points à 4.526,06 points.

Très surveillé par les investisseurs, l’indice élargi S&P 500 a reculé de 2,50%, soit 48,40 points, à 1.890,28 points.

Le premier rebond de l’année enregistré la veille, et qui avait semblé se confirmer à l’ouverture grâce notamment à la stabilisation de la plupart des Bourses asiatiques et européennes, s’est rapidement inversé.

“Les investisseurs ne croient pas que nous ayons atteint un plancher et cela continuera tant que le (marché du) pétrole ne fera pas preuve de vigueur”, a expliqué Michael James, chez Wedbush Securities.

Les indices ont abandonné leurs gains lorsque le ministère américain de l’Energie (DoE) a annoncé que durant la semaine dernière non seulement les stocks de brut avaient augmenté, mais également ceux d’essence et de produits distillés, pour la deuxième semaine de suite et de façon très marquée, signalant une demande en panne face à une offre surabondante.

Ces chiffres décevants n’ont pas empêché le cours du baril de “light sweet crude” (WTI) pour livraison en février pétrole de se stabiliser à New York (30,48 dollars), mais ils ont démoralisé les investisseurs en actions.

Pour Art Hogan, chez Wunderlich Securities, l’inquiétude est que la chute du pétrole déstabilise les marchés financiers, avec d’une part une tendance à négliger tous les actifs risqués, dont les matières premières et les actions, pour privilégier les valeurs refuges, comme les bons du Trésor.

De son côté , M. James a noté que le marasme pétrolier pesait sur le moral de tous les investisseurs. “Le pétrole est un déterminant essentiel de la vigueur de l’économie, et tant que nous verrons un marché déséquilibré, ou que la demande ne se reprendra pas, cela aura des implications dépassant largement le complexe énergétique” et qui concerneront la croissance mondiale, a noté M. James.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s’affichait à 2,064% contre 2,108% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,8485% contre 2,888% la veille

NasdaqNyse

lexpress.fr

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