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Wall Street indécise à l’ouverture, les tensions géopolitiques réapparaissent

Wall Street indécise à l’ouverture, les tensions géopolitiques réapparaissent

La Bourse de New York se cherchait une orientation vendredi à l’ouverture, les tensions géopolitiques entre les Etats-Unis et la Corée du Nord refaisant surface. Vers 15h35, le Dow Jones Industrial Average était stable, à 22.359,73 points, l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,04%, à 2.499,51 points et le Nasdaq Composite abandonnait 0,2%, à 6.412,60 points.

Pyongyang a menacé de larguer une bombe H au-dessus de l’océan Pacifique après les propos belliqueux tenus par le président des Etats-Unis, Donald Trump, aux Nations unies. “Le langage quelque peu provocant de Trump au sujet de la Corée du Nord à l’ONU cette semaine (parler de la “destruction” d’un autre pays n’est jamais une très bonne idée) ne pouvait qu’entraîner un nouveau renforcement des tensions géopolitiques”, observe Richard Perry, analyste chez Hantec Markets. “Avec ce regain de tensions, les valeurs refuges sont privilégiées, le yen et l’or progressant, tandis que les rendements des bons du Trésor s’affaissent. Les actions font de leur côté l’objet de pressions vendeuses”, ajoute-t-il.

Sur le front macroéconomique, les investisseurs surveilleront la parution, à 15h45 (heure de Paris), des indices PMI provisoires aux Etats-Unis pour le mois de septembre. Ils guetteront ensuite les commentaires que Robert Kaplan, le président de la Réserve fédérale (Fed) de Dallas, pourra apporter au sujet de la politique monétaire, dans le cadre d’une conférence sur le pétrole à Oklahoma City. Robert Kaplan fait partie des membres du comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed qui votent sur les taux directeurs de la banque centrale cette année.

Mercredi soir, l’institution a annoncé qu’elle commencerait en octobre à réduire son bilan de 4.500 milliards de dollars et a laissé la porte ouverte à une troisième hausse des taux cette année. Le président de la Fed de San Francisco, John Williams, a justement déclaré vendredi que la banque centrale américaine pourrait procéder à un nouveau relèvement du loyer de l’argent avant la fin de l’année. John Williams ne vote pas sur les taux cette année, mais il fera partie des membres votants du FOMC en 2018.

Au chapitre des valeurs, les actions Sprint (S) et T-Mobile US (>> T-Mobile Us Inc) montaient dans les premiers échanges, l’agence Reuters ayant rapporté que les deux opérateurs mobiles américains étaient proches d’un accord sur une fusion de leurs activités. L’action Sprint avance de 3,9%, à 8,34 dollars, tandis que T-Mobile US prend 0,6%, à 63,75 dollars. AIG (>> American International Group) recule de 0,1%, à 60,46 dollars, alors que le Wall Street Journal a révélé que l’assureur pourrait être retiré de la liste des établissements financiers d’importance systémique (>> SI Financial Group, Inc.) aux Etats-Unis, à l’issue d’un vote du Conseil de contrôle de la stabilité financière (FSOC) qui pourrait avoir lieu vendredi.

Apple cède 1% à 151,84 dollars. Avec une baisse de plus de 4% depuis le début de la semaine, l’action est en passe de signer sa plus mauvaise performance hebomadaire avant le lancement d’un nouvel iPhone, depuis la mise sur le marché du premier smartphone de la marque à la pomme en 2007. Cette contre-performance intervient après des avis de testeurs peu enthousiastes sur la nouvelle montre connectée Apple Watch Series et des doutes sur le niveau de la demande pour l’iPhone 8, notamment en Chine.

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