Accueil / Bourse / Wall Street : les doutes reviennent après la Fed, le pétrole rechute

Wall Street : les doutes reviennent après la Fed, le pétrole rechute

Wall Street : les doutes reviennent après la Fed, le pétrole rechute

Clôture de Wall Street : les doutes reviennent après la Fed, le pétrole rechute

Après trois séances de hausse, Wall Street a cédé du terrain vendredi soir. Les indices signent toutefois une hausse sur la semaine, grâce au nouveau statu quo de la Fed sur ses taux.

Les indices boursiers américains ont cédé du terrain, vendredi, mais signent tout de même une hausse de l’ordre de 1% sur la semaine, soutenus par la décision de la Fed de reporter une nouvelle fois une hausse de ses taux directeurs, désormais attendue pas avant décembre. Le pétrole a rechuté de 4% dans la crainte d’un échec des négociations entre pays producteurs en vue d’un gel de leur production.

A la clôture, l’indice Dow Jones a cédé vendredi 0,71% à 18.261 points, tandis que l’indice large S&P 500 a reculé de 0,67% à 2.164 points. Le Nasdaq Composite, riche en valeurs “technos” et “biotechs”, qui a battu jeudi un nouveau record absolu en clôture, s’est replié de 0,63% à 5.306 points. Sur la semaine, les trois indices ont cependant gagné respectivement 0,75%, 1,1% et 1,2%.

En Europe, l’indice EuroStoxx 50 a cédé vendredi 0,6% en clôture, mais a bondi de 2,2% en 5 séances.

Le statu quo de la Fed, mercredi, sur ses taux directeurs, a soutenu les marchés cette semaine, même si une hausse du taux des “fed funds” reste d’actualité avant la fin de l’année, sans doute à l’issue de la réunion des 13 et 14 décembre. Selon l’outil FedWatch du CME Group, la probabilité d’une hausse de taux en décembre est de 54,2%, tandis que pour la réunion de novembre (verdict le 2 novembre), les chances ne sont que de 12,5%, étant donné que cette réunion interviendra juste avant l’élection présidentielle américaine, le 8 novembre…

La séance de vendredi a été marquée par une rechute des cours du pétrole. Le baril de brut américain WTI a abandonné près de 4%, à 44,48$ pour le contrat à terme de novembre sur le Nymex. Le cours du brut avait pourtant regagné 7% sur les 4 premières séances de la semaine, après un plongeon supérieur à 6% la semaine dernière…

La baisse de vendredi a été provoquée par une information de l’agence ‘Bloomberg’, qui a cité “un délégué” affirmant que l’Arabie saoudite ne s’attendait pas à trouver un accord sur un gel de la production la semaine prochaine à Alger, lors d’une réunion informelle prévue entre pays producteurs, membres ou non de l’Opep.

Le calme revient sur les marchés des changes et des taux, la volatilité stagne
Sur le marché des changes, le dollar a reculé face à l’euro, qui s’affichait vendredi soir en hausse de 0,17% à 1,1229$ dans les échanges interbancaires à New York. La volatilité, mesurée par l’indice Vix (aussi appelé “l’indice de la peur”) est restée quasi stable vendredi à 12,17, proche de son plus bas niveau depuis la mi-août, après avoir dépassé les 18 il y a 10 jours, sur fond de crainte d’un tour de vis monétaire de la Fed…

Sur les marchés obligataires américains, les taux d’intérêts ont eux aussi opté pour la stabilité vendredi, le rendement de l’emprunt d’Etat américain (T-Bond) à 10 ans finissant à 1,62%. Sur la semaine, il s’est nettement détendu, après avoir atteint 1,70% avant la décision de la Fed de mercredi.

Les statistiques du jour ont envoyé des signaux mitigés. D’une part, l’indice flash PMI manufacturier américain est ressorti inférieur aux attentes en septembre. Selon l’institut Markit, cet indicateur a atteint 51,4, contre 52 de consensus de place.

En revanche, l’indice des anticipations d’inflation de la Fed d’Atlanta, qui mesure les anticipations d’inflation à un an du point de vue des entreprises, est ressorti à +1,9% en septembre 2016, contre +1,8% pour sa lecture antérieure. Ce seuil est très proche de l’objectif de 2% que s’est fixé la Fed pour resserrer sa politique monétaire.

Un cabinet de recherche britannique prévoit un marché baissier en 2017
A noter qu’un cabinet d’études londonien réputé, le Lombard Street Research, a publié jeudi une étude qui met en garde la Fed contre les conséquences de son attentisme, qui risque selon Lombard de créer une bulle spéculative puis son éclatement en 2017…

L’économiste en chef du cabinet Lombard, Charles Dumas, a ainsi publié une étude intitulée “L’échec coûteux de la Fed = un marché baissier en 2017″. Rappelons que la définition d’un marché baissier (“bear market”) est une chute de plus de 20% des indices boursiers…

Après le nouveau statu quo de la Fed sur ses taux, décidé mercredi, M. Dumas estime que “la Fed a placé une nouvelle fois le sentiment de marché avant l’économie. Elle ne rend pas service aux actions américaines en provoquant une bulle inutile avec son explosion certaine en perspective”, a ajouté l’économiste.

“Lorsque la Fed deviendra réaliste et qu’elle prendra les mesures nécessaires de hausse des taux, le marché pourrait se révéler bien plus vulnérable que ce qui est normalement attendu dans la première phase d’un cycle de resserrement monétaire”, a-t-il conclu.

Vers une OPA sur Twitter, Yahoo! piraté, Facebook a surestimé ses audiences vidéo
Du côté des valeurs, Twitter était vendredi sous le feu des projecteurs, sur fond de rumeurs insistantes d’OPA sur le réseau social. Le titre Twitter a flambé de 21,4% ! Selon la chaîne TV américaine ‘CNBC’, plusieurs géants technologiques, dont Alphabet (Google) et Salesforce.com, auraient exprimé un intérêt pour le réseau social de San Francisco. ‘CNBC’ estime même que Twitter pourrait recevoir rapidement une offre formelle.

L’action Yahoo! a plongé de 3% tandis que Verizon (qui doit acheter les actifs internet du groupe) a progressé de 0,4%. Le portail Internet californien, a confirmé jeudi soir un piratage massif des comptes d’au moins 500 millions de ses utilisateurs. Yahoo! a expliqué que des hackers, agissant depuis une entité ‘probablement liée à un Etat’, avaient volé des informations personnelles telles que des dates de naissance, des adresses électroniques, des numéros de téléphone ou des mots de passe.

Les données bancaires des utilisateurs n’ont en revanche pas été affectées, a assuré Yahoo!, qui dit travailler avec les autorités américaines compétentes sur ce piratage… Yahoo! a récemment conclu la vente de ses activités ‘core’ à l’opérateur Verizon, activités comprenant les messageries, dont le prix de vente devrait désormais être revu en baisse, selon les analystes financiers.

Facebook (-1,6%) a souffert de révélations selon lesquelles le réseau social a surestimé le temps de visionnage des publicités vidéo de 60 à 80% pendant deux ans. Selon une information du ‘Wall Street Journal’, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg a annoncé sur son centre d’aide aux annonceurs que le temps moyen de visionnage des vidéos par les utilisateurs était gonflé artificiellement, car il ne tenait compte que des visionnages de plus de trois secondes.

“Nous avons récemment découvert une erreur dans le mode de calcul d’une de nos mesures vidéo”, a déclaré Facebook, ajoutant que cette erreur avait été corrigée. Selon la firme, ce raté n’aurait pas eu d’impact sur les facturations. Reste que les publicitaires ont pu mal évaluer la performance des publicités vidéo qu’ils ont achetées auprès de Facebook ces deux dernières années, souligne le ‘WSJ’. Cela a peut-être aussi influencé leurs décisions sur les budgets dédiés aux vidéos sur Facebook par rapport à d’autres supports comme YouTube, Twitter ou les chaînes de télévision.

L’action Apple a cédé 1,7%. Les autorités antitrust du Japon envisageraient une action potentielle contre le géant technologique californien. En cause, la domination d’Apple sur le marché local des smartphones…

Enfin, Marriott a cédé 1,9%. Le géant hôtelier a finalisé comme prévu sa fusion géante avec Starwood Hotels, donnant ainsi naissance à un nouveau leader mondial de l’hôtellerie. Les économies annuelles résultant de la fusion sont évaluées à 250 millions de dollars.

boursedirect.fr

Aller en haut