mardi 12 novembre 2019
Accueil / International / WeWork creuse ses pertes avant d’entrer en Bourse

WeWork creuse ses pertes avant d’entrer en Bourse

WeWork creuse ses pertes avant d’entrer en Bourse

La société américaine a généré une perte nette de 690 millions de dollars au premier semestre, pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard. Les doutes sur son modèle ne sont pas levés, alors qu’elle vise une introduction à Wall Street en septembre.

Le document d’introduction en Bourse déposé ce mercredi par WeWork ne va pas dissiper les doutes sur son modèle. La société de location de bureaux a enregistré des pertes abyssales au premier semestre de l’année : 690 millions de dollars. Sur l’ensemble de l’année 2018, c’est 1,6 milliard de dollars qui a été englouti – sur un chiffre d’affaires de… 1,8 milliard. Et ses dirigeants précisent que la « rentabilité pourrait ne pas être atteinte dans l’immédiat ».

WeWork, créé il y a neuf ans, est en effet encore dans une phase de déploiement, qui fait bondir ses coûts de location et d’implantation sur de nouveaux marchés. De 111 emplacements dans 34 villes il y a trois ans, la société est passée à 528 emplacements dans 111 villes sur la première moitié de l’année. Sa plate-forme compte, elle, 527.000 membres, dont plus de la moitié en dehors des Etats-Unis. Et elle ne compte pas s’arrêter là : elle a déjà identifié 280 villes à travers le monde, où elle pourrait ouvrir de nouveaux espaces de coworking.

Deuxième IPO de l’année

Reste que cette croissance exponentielle n’est pas vaine. Le chiffre d’affaires de WeWork explose, lui aussi. Il a plus que doublé sur la première moitié de l’année, à 1,54 milliard de dollars.

La société new-yorkaise devrait faire ses premiers pas en Bourse dans le courant du mois de septembre. Valorisée récemment 47 milliards de dollars sur les marchés privés après un nouvel investissement de son actionnaire principal Softbank , la société aurait l’objectif de lever 3,5 milliards, selon la presse américaine. Ce qui en ferait la deuxième introduction en Bourse de l’année à Wall Street, derrière Uber. Elle pourrait aussi lever 6 milliards de dollars en dette.

Diversification

Le modèle de WeWork est particulièrement gourmand en capital. La société loue en effet, sur le long terme, des immeubles, entiers ou en partie. Elle les réaménage puis les divise en bureaux de tailles différentes, avant de louer ceux-ci à des entreprises. Elle aurait toutefois commencé à acheter certains immeubles.

WeWork vise aussi à se diversifier. C’est le but du changement de nom opéré cette année : le groupe s’appelle désormais officiellement « The We Company » et a ouvert l’an dernier une école privée, WeGrow, ou encore une boutique, WeMrkt, à New York.

Nicolas Rauline
lesechos

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut