lundi 27 mai 2019
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WhatsApp reconnaît qu’une faille de sécurité a été exploitée par un logiciel espion

WhatsApp reconnaît qu’une faille de sécurité a été exploitée par un logiciel espion

Le logiciel de la société israélienne NOS a été retrouvé sur le téléphone d’un avocat impliqué dans la défense de militants des droits de l’homme. WhatsApp a fourni lundi une mise à jour de son application et indique enquêter sur l’ampleur du piratage.

Utilisateurs de Whatsapp, il est temps de mettre à jour votre application. La société américaine, filiale de Facebook, a reconnu qu’une faille de sécurité de son application de messagerie avait permis à des hackers d’installer un logiciel espion produit par l’entreprise israélienne NSO.

WhatsApp a confirmé à plusieurs médias, dont le «  Financial Times », qui a révélé l’affaire, avoir découvert la faille début mai puis fait travailler d’arrache-pied ses ingénieurs pendant une dizaine de jours. Le correctif apporté est disponible depuis lundi (pour les utilisateurs d’Android, il s’agit de la v2.19.134, sur iOS la v2.19.51 et sur Windows Phone la v2.18.348).

Le logiciel aurait été transmis aux téléphones cibles par un simple appel audio sur Whatsapp, qui ne nécessitait même pas que la victime décroche et qui disparaissait souvent de l’historique de l’application.

Sûrement un nombre limité de cibles

Combien de téléphones ont été infectés ? Quelles données ont été volées ? Une source interne chez Whatsapp, citée par le « Financial Times », indique qu’il est trop tôt pour le savoir, mais qu’une enquête interne est en cours. D’après le site  Techcrunch , la société s’attend à un nombre limité de victimes, en raison de la difficulté à installer le logiciel.

On connaît en tout cas l’une des cibles : un avocat londonien, par lequel l’affaire a été découverte. Spécialisé dans la défense des droits de l’homme, il a en charge les dossiers de dissidents saoudien et qatari et des journalistes et activistes mexicains qui soupçonnaient déjà eux-mêmes des piratages de leurs téléphones. L’avocat raconte au « New York Times  », sous couvert d’anonymat, s’être douté d’un piratage après avoir reçu plusieurs appels sur Whatsapp depuis des numéros norvégiens.

Incriminé, le producteur du logiciel espion, le groupe NSO, se défend en indiquant qu’il ne vend ses produits qu’à des agences gouvernementales, approuvées par un comité d’éthique interne, destinées à combattre le terrorisme ou contribuer à des enquêtes policières et qu’il n’est pas impliqué dans le choix des personnes ciblées. Le « Financial Times » indique que NSO fait l’objet, en Israël, d’une plainte de citoyens et d’un groupe de défense des droits civiques, soutenus par l’ONG Amnesty International, qui demandent que lui soit retirée sa licence d’exportation de ses produits.

Sophie Amsili

lesechos

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