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Xavier Niel investit dans Telecom Italia, convoité par Vincent Bolloré

Xavier Niel investit dans Telecom Italia, convoité par Vincent Bolloré

Le patron d’Illiad (Free) a racheté 11% du capital du premier opérateur télécom italien. Vivendi, dirigé par Vincent Bolloré, en détient lui-même presque 20%.

Xavier Niel court après Vincent Bolloré. Le patron d’Illiad (Free), à titre personnel a racheté 11% du capital de l’opérateur Telecom Italia, d’après les informations du site Bloomberg. Cela représente 1,7 milliard d’euros, selon le niveau de l’action de l’italien à la clôture de la Bourse mercredi soir. Cette prise de participation est composée de 6% en actions du groupe italien et de 5% à travers des produits dérivés. L’investissement de Xavier Niel s’est fait à titre personnel et non via sa société. «Ni Iliad, ni ses filiales ne tiennent directement ou indirectement des actions ou droits dans Telecom Italia», a précisé à Reuters un porte-parole d’Iliad.

Des stratégies contraires

Telecom Italia a déjà attiré l’intérêt d’un autre Français: Vincent Bolloré, PDG du groupe Vivendi, courtise l’opérateur télécom depuis juin. Entré au capital de l’entreprise italienne avec le rachat de 14,9% de son capital, le groupe média français a récemment augmenté sa participation à 19,9%, pour en devenir le premier actionnaire. «Ce nouvel investissement confirme la volonté de Vivendi d’être un actionnaire de long terme de l’opérateur de télécoms et de développer ses activités en Europe du Sud», avait à l’époque commenté Vivendi.

Le groupe média français a connu une trajectoire mouvementée dans les télécoms. Il s’est désengagé successivement de Maroc Telecom puis du français SFR, vendu à Altice-Numéricable. Puis a signé son retour dans le secteur à peine un an plus tard avec son entrée dans Telecom Italia. Vincent Bolloré avait alors présenté l’opérateur italien comme «une plate-forme de distribution de contenus avec laquelle Vivendi [pouvait] faire beaucoup de choses.»

Xavier Niel, de son côté, a bâti sa fortune dans les télécoms, et a exprimé ensuite son intérêt dans les médias. Il est désormais co-propriétaire du groupe Le Monde et de L’Obs. Début octobre, il a lancé un fonds d’investissement, Media One, dédié aux investissements média. Co-fondé avec Matthieu Pigasse et Pierre-Antoine Capton, il a pour ambition de donner naissance à un groupe médias français capable de rivaliser avec l’allemand Springer, ou justement Vivendi.

Lucie Ronfaut
lefigaro.fr

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