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Xiaomi s’allie à Foxconn pour produire des smartphones en Inde

Xiaomi s’allie à Foxconn pour produire des smartphones en Inde

Présent en Inde depuis juillet 2014, le fabricant chinois poursuit son offensive. Redmi2 Prime, son premier smartphone destiné au marché indien, sera assemblé par le géant taïwanais.

L’Inde va-t-elle détrôner la Chine comme « usine du monde » ? Alors que l’économie chinoise commence à montrer des signes de ralentissement, les multinationales se tournent vers la péninsule, attirées par son potentiel de croissance démographique et économique. Le fabricant chinois de smartphones, Xiaomi, compte ainsi s’appuyer sur l’Inde, troisième marché mondial, comme marche-pied pour son expansion mondiale.

Le groupe a annoncé lundi un accord de collaboration avec Foxconn pour assembler des smartphones en Inde. Le Redmi2 Prime, premier téléphone de Xiaomi produit en Inde et pour le marché indien, sera assemblé par le taïwanais dans l’Etat méridional d’Andhra Pradesh, a annoncé Hugo Barra, vice-président mondial de Xiaomi. « Nous voulons produire en Inde et nous rapprocher de nos clients », a-t-il expliqué à la presse en se refusant à communiquer le montant de l’investissement.

Présent en Inde depuis juillet 2014, Xiaomi poursuit ainsi son offensive. En avril dernier, le chinois avait effectué son premier lancement mondial en dehors de l’empire du Milieu en présentant à New Delhi son modèle Mi4i. Vendu à 12.999 roupies (205 dollars), celui-ci peut, entre autres, proposer des fonctions dans six langues différentes de l’Inde.

« Apple c’est fini »

Plus de 10.000 personnes étaient venues de toute l’Inde pour tenter de décrocher l’une des 1600 places afin d’assister à la « keynote » du fondateur Lei Jun, rapportait alors le « Wall Street Journal » . La ferveur était identique à celle qui accompagne le lancement d’un nouveau produit Apple. « Je pourrais mourir pour l’un des produits de Xiaomi », ou encore « Apple c’est fini », scandaient alors les fans indiens rassemblés en longues files d’attente pendant plus de deux heures.

Consécration de cette stratégie commerciale offensive – Xiaomi n’hésite pas à faire appel à des équipes de cricket et des stars de Bollywood pour séduire le public indien – le patron du conglomérat Tata a pris une part au capital du chinois en avril dernier. Une participation dont le montant reste inconnu.

Foxconn investit 5 milliards de dollars

Quant à Foxconn, surtout présent en Chine continentale où il dispose de 20 usines d’assemblage et a connu quelques déboires lorsque les conditions de travail déplorables de ses ouvriers ont été pointées du doigt par la presse internationale, le taïwanais compte également profiter du potentiel de croissance de la péninsule.

Déjà présent en Inde où il assemblait jusqu’à l’année dernière les appareils Nokia, avant la mise en vente de ses activités mobiles à Microsoft, Foxconn a annoncé samedi qu’il investirait l’équivalent de cinq milliards de dollars (4,6 milliards d’euros) dans la construction d’usines d’assemblage électroniques dans le Maharashtra, Etat de l’ouest de l’Inde, tablant sur 50.000 emplois créés. Le premier sous-traitant mondial dans l’électronique grand public prévoit ainsi « des investissements significatifs dans les 5 ans à venir ».

Selon les prévisions du FMI, l’Inde devrait connaître un taux de croissance de 7,5 % cette année et en 2016. Elle ravirait également à la Chine la place de pays le plus peuplé au monde en 2050, avec 1,7 milliard d’habitants, selon l’ONU.

Aurelie Abadie
lesechos.fr

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