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Zone de libre-échange continentale : Macky Sall dévoile les grands axes de l’Accord

Zone de libre-échange continentale : Macky Sall dévoile les grands axes de l’Accord

Le président de la République, Macky Sall, de retour de Kigali, où il a assisté au lancement de l’accord global consacrant la Zone de libre-échange continentale (Zlec), a décliné les points saillants de l’Accord et les réserves du Sénégal, un des 44 pays africains signataires. Selon lui, parce que les pays n’ayant pas le même niveau de développement, le paraphe du Sénégal, en ce qui concerne les secteurs sensibles comme le transport aérien, l’industrie et la production, est renvoyé à plus tard, le temps de les mettre à niveau.

Le Chef de l’État, Macky Sall, a d’abord tenu à rappeler «l’importance de l’acte» qui a été pris à Kigali le 21 mars dernier qu’il a considéré comme «un adjuvant essentiel pour la marche de l’Afrique vers son unité». «Après la création de l’Organisation de l’unité africaine (Oua) en 1963 et celle de l’Union africaine (Ua) en 1999, nous venons de signer, à Kigali, un acte majeur, la création de la Zone de libre-échange continentale (Zlec)», a-t-il ajouté. Considérant que «le commerce intra-africain est resté très faible et représente environ 11% des échanges avec le reste du monde», il a soutenu qu’«avec cette perspective de zone de libre échange d’une union douanière, nous pourrons booster le niveau des échanges commerciaux au sein de l’Afrique à plus de 52% ».

Cela, fait-il remarquer, «en levant les barrières douanières, en facilitant les échanges, en développant aussi les infrastructures entre les pays et surtout, en évitant des barrières non douanières qui sont des facteurs de protection indue». Ainsi, ayant la claire conscience que «tous les pays africains n’ont pas bien entendu le même niveau de développement», il a estimé que «cet accord est progressif, inclusif et il permet à chaque pays de protéger un certain nombre de secteurs sensibles et cela est échelonné».

Dans cette optique, «le Sénégal n’a pas voulu signer l’accord sur le transport aérien puisqu’aujourd’hui, nous avons, en Afrique, trois à quatre pays (Ndlr : South African Airways, Ethiopian Airlines, Kenya Airways, Royal air Maroc) qui dominent ce marché», a-t-il fait savoir. Et parce que «nous venons de relancer notre compagnie aérienne nationale, nous avons besoin d’une mise à niveau qui nous prendra peut-être cinq ans pour nous permettre vraiment de rentrer dans cette compétition du trafic aérien africain», a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne l’industrie et les productions, le Chef de l’État a précisé qu’« il y a des situations qui vont se poser et le ministère du Commerce, dans le cadre des négociations qui vont suivre cet accord, verra l’intégration d’un certain nombre d’annexes qui en font partie intégrante et c’est là où tous ces détails seront faits». Mais pour le président Macky Sall, «le plus important, c’est que l’Afrique prenne en main son destin et travaille véritablement pour son unité telle que souhaitée par les pères fondateurs et théorisée par des Africains émérites comme Cheikh Anta Diop pour arriver vers les États-Unis d’Afrique». Même s’il reconnaît que «c’est un long processus», n’empêche que pour lui, «la zone de libre-échange continentale sera un adjuvant essentiel pour cette marche de l’Afrique vers son unité». Quid du géant Nigéria qui n’a pas signé l’accord de Kigali ? Sur cette question, le Chef de l’État s’est voulu positif et optimiste : «Je ne peux pas critiquer le Nigéria mais je suis convaincu qu’il prendra le train en marche», a-t-il affirmé.

Mamadou Lamine DIEYE

lesoleil

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