lundi 14 juin 2021
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Assurances : la CIMA à l’épreuve des réformes

Assurances : la CIMA à l’épreuve des réformes

Une nouvelle ère s’ouvre à la Conférence interafricaine des marchés d’assurance (CIMA) avec l’entrée en fonction du nouveau secrétaire général de cette institution. Porté en décembre 2020 à la tête du régulateur du secteur des assurances en Afrique de l’Ouest et du Centre, le Camerounais Blaise Ezo’o Engolo a pris officiellement fonctions fin avril 2021 au siège de l’institution à Libreville, au Gabon.

S’il est vrai que c’est un changement dans la continuité comme l’a relevé Nicole Jeanine Lydie Roboty Mbou, ministre gabonais de l’Economie en présence de Calixte Nganongo, ministre congolais des Finances et du Budget, représentant le président du Conseil des ministres des assurances de la CIMA,  le nouveau secrétaire général a une feuille de route bien tracée. Il sera notamment question de poursuivre  le chantier des reformes structurelles au rang desquelles, le passage dès fin mai 2021, du capital social des compagnies d’assurance de 3 milliards à 5 milliards de FCFA.

Conformément à la décision prise par le régulateur en 2016, les sociétés d’assurances mutuelles avait un délai de trois ans pour porter leur capital social de 800 millions de FCFA à 3 milliards tandis que les sociétés anonymes d’assurances avaient cinq ans pour faire passer leur capital social de 1 à 5 milliards après un intermède à 3 milliards en 2019. En plus de ces dispositions, les sociétés d’assurances étaient enjointes de disposer des fonds propres complémentaires supérieurs ou égaux à 80 % du capital social. Des mesures auxquelles toutes les sociétés d’assurances ont du mal à se conformer et qui appellent du régulateur, des précisions avec en toile de fond, la pérennité des entreprises.

D’après de fiables informations, l’irruption de la crise sanitaire liée au coronavirus qui impacte sur les activités amène les sociétés d’assurances à demander au régulateur de sursoir l’application de ces mesures au risque de provoquer la faillite des entreprises. Plusieurs d’entre elles militent pour le maintien du capital social à 3 milliards « le temps de voir les contours à moyen terme des conséquences de la pandémie du Covid-19 ».

 

financialafrik

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